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Le choix Immoweek : GCC se lance un défi gare de l’Est

ActualitésTerritoires

le 26 Jan 2022

Dans le 10ème arrondissement de Paris, GCC, dont le président du directoire est Jacques Marcel, mène un chantier atypique pour la SNCF : purger et démolir 200 m2 de sous-face d’une voûte en béton construite dans les années 1930. « Fragilisée, celle-ci se désagrège progressivement et nécessite une intervention planifiée depuis plus de 4 ans ». C’est le choix Immoweek de ce jour.

Les conditions d’accès sont très difficiles car il s’agit de travailler sous la voûte, au-dessus des voies ferrées et des caténaires.
Par ailleurs, les travaux ne doivent pas perturber la circulation des trains, en tous cas, le moins possible. Pour réaliser ces opérations particulièrement délicates, GCC s’est adjoint l’expertise de la société Ouest Acro, spécialisée dans ce type d’interventions.

Des travaux de sécurisation indispensables

Situé en sortie de la gare de l’Est, « le pont Philippe Girard surplombe le faisceau ferroviaire. Cet ouvrage d’art date de 1868 et a bénéficié d’une reconstruction en 1930 pour répondre à l’agrandissement de la gare. Il est alors équipé de hourdis, des voûtes en béton, qui permettent de protéger la structure des gaz et des fumées d’échappement émis par les locomotives de l’époque ».
Ce sont ces voûtes qui nécessitent aujourd’hui une intervention : elles se sont dégradées au fil du temps et engendrent des risques pour la circulation car des fragments de béton sont susceptibles de tomber sur les voies.

Un chantier hors normes

Le pont Philippe Girard enjambe la totalité des voies. Cette configuration impose donc des conditions de travaux particulières et contraignantes. Les travaux prévoient la démolition de la sous-face de la voûte, la réparation de surface des structures, la mise en place de filets antipigeons en acier inoxydable ainsi que la pose de cheminements de circulation dans les voûtes, au-dessus des filets, pour la maintenance.

La préparation du chantier a demandé trois mois et les travaux de démolition ont été réalisés en deux week-ends (15-16 janvier et 22-23 janvier).

Par ailleurs, deux semaines de travaux de nuit auront été nécessaires pour les travaux préparatoires.
Six autres semaines de travaux, toujours de nuit, devront avoir lieu pour les travaux de finitions à l’intérieur des voûtes.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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