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Mesures sanitaires : la Capeb estime les surcoûts de 10 à 20 %

ActualitésTerritoires

le 25 Mai 2020

La Capeb (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) réalise, à l’occasion du déconfinement, des enquêtes régulières auprès des entreprises du bâtiment du territoire à l’occasion de la reprise des chantiers : si le redémarrage a bien lieu, les surcoûts sont très importants, « à perte compte tenu du refus de nombre de clients, notamment particuliers, de tenir compte de ces derniers ». La Capeb estime que les surcoûts liés à l’application des mesures sanitaires représentent de 10 à 20 % du coût journalier.

La Capeb identifie, ainsi, parmi les postes de surcoûts la coactivité (allongement des délais, coordination, phasage, location de nouveaux moyens de transport), qui représente 50 % du surcoût sanitaire total, les équipements (gants, masques, gel) qui représentent entre 2 à 4 % du coût journalier et, enfin, la désinfection (décontamination, nettoyage du matériel, outillage supplémentaire) qui représente de 4 à 8 % du coût journalier. Les surcoûts sont évidemment plus élevés en site occupé, notamment pour la rénovation : le surcoût moyen est de 10 à 20 % en entretien-rénovation, contre 10 % dans le neuf.

72 % des chantiers sont rouverts au 14 mai, contre 53 % au 5 mai ; 37 % des chantiers affichent au 14 mai un niveau d’activité normale, contre 22 % avant le déconfinement. Ainsi, la part des chantiers en activité normale dans le Sud-Est de la France (36 %) et le Nord-Est (48 %) est plus importante qu’en Ile-de-France (22 %). 67 % des chefs d’entreprise de l’artisanat déclarent avoir confiance en la reprise de leur activité après le déconfinement.

Parmi les problèmes actuels sur les chantiers, la Capeb recense les difficultés d’approvisionnement, les contraintes administratives, les reports et les annulations de travaux chez les particuliers, les reports de paiement dus à l’arrêt des marchés publics et les difficultés à gérer les déchets.

Depuis le déconfinement, nous constatons une hausse du redémarrage de l’activité du BTP estimée entre 50 et 60 % par rapport à la situation d’avant crise sanitaire. Et nous nous en réjouissons. Mais les retours terrain dont la Capeb dispose vont tous dans le même sens : les surcoûts de la sécurité sanitaire. (...) Cette situation est évidemment extrêmement préoccupante et pourrait conduire à de nombreuses défaillances d’entreprise si rien n’est fait. A moyen terme, l’expérience me dit que de nouvelles méthodes de travail, d’organisation, de phasage des chantiers seront à inventer.

Patrick Liébus, président de la Capeb

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 13/07/2020

Vive la Reprise !

Quel impact pourrait avoir le développement du télétravail sur la demande de bureaux ? Quelles conséquences la période de confinement pourrait-elle avoir sur celle des logements ? Comment pourraient évoluer les différentes classes d’actifs immobiliers ? A ces questions et bien d’autres, le prochain numéro de notre magazine « Immoweek », que nos abonnés vont recevoir, apporte des éléments de réponse.

En effet, il s’agit d’un numéro réellement exceptionnel de quelque 140 pages, conçu pendant et après le confinement. Ce qui explique sa constitution en deux parties. Dans la première, notre rédaction a réalisé une sélection des réponses des professionnels à notre questionnaire sur leur expérience du confinement. La seconde, pour sa part, rassemble non seulement une autre sélection, cette fois des réponses à notre questionnaire sur « le monde d’après », mais aussi de nombreux points de vue, interviews et analyses portant sur l’évolution possible des différents métiers et des différents marchés de l’immobilier.

Au total, plus de 150 professionnels de l’immobilier interviennent dans ce numéro (à conserver) qui couvre, à n’en pas douter, une période réellement unique dans l’histoire de ce secteur. Avec un objectif qui, pour nous, demeure toujours le même : faire circuler l’information afin pour que les « pros » puissent toujours mieux anticiper. Et dans ce moment où l’incertitude règne, avoir les outils pour anticiper devient primordial. « Immoweek » a la prétention d’être l’un de ces outils.

Alors, vive la reprise !

A noter : ce numéro de notre magazine est distribué avec un supplément intitulé « Crises, Société & Habitat » qui reprend l’ensemble des chroniques publiées dans nos colonnes au cours de la crise sanitaire et signées par André Yché, alors président du directoire de CDC Habitat.

Vous pouvez commander ce numéro en cliquant ici.

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