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L’actualité (on osera dire avec un mauvais jeu de mots « brûlante ») de l’actuelle et plus que précoce canicule qui s’abat sur la France doit nous rappeler les enjeux et les défis du risque climatique : c’est à quoi nous invite, après un très remarqué « Quand un arbre raconte le monde » (l’Aube , 2024), Franck Lirzin avec son nouvel opus « Habiter un monde qui brûle », nous transportant dans le prochain quart de siècle où, prédit-il, on ne parlera plus, dans la Capitale, d’été indien mais… d’été saharien avec des températures dépassant 45 degrés la journée et ne descendant pas en dessous des 30 degrés la nuit.
Mais notre auteur, brillant X-Mines, actuellement directeur stratégie et maîtrise d’ouvrage à SNCF Immobilier, ne se contente pas de dresser un constat à frissonner d’angoisse. Il propose des solutions et ne se repait pas de dogmes fatigués et fatigants. Il n’est ainsi pas hostile à la climatisation qu’il préférerait de beaucoup mutualisée (nous aussi) avec l’émergence d’un complet réseau de froid dans les grandes métropoles (à l’instar de Fraicheur de Paris qui prépare l’agrandissement de 158 kilomètres de son réseau à l’échéance 2042). Et donc Paris pourrait être climatisée… mais aussi « renaturée » : en proposant de « faire de la nature notre alliée contre le risque climatique », en refusant « d’opposer technologie et nature », mais en les combinant « intelligemment selon les contextes et les temporalités ».
Mais notre auteur ne s’intéresse pas qu’aux grandes métropoles, il évoque aussi les exemples de Palavas-les-Flots et, au-delà de l’Hexagone, de New York ou des Antilles. Et en conclusion, il évoque les « 10 règles d’or pour réussir un projet d’adaptation au changement climatique ». On laissera au lecteur, qu’on invite vivement à s’engager dans cette lecture passionnante et inspirante, à les découvrir. Car la prise de conscience de chacun peut, sans conteste, aider aux décisions collectives qui s’imposent. Sans tarder.
« Habiter un monde qui brule » par Franck Lirzin, L’Aube, 2026, 20 euros.