Architecture

Le Choix Immoweek : un nouveau "flagship" Dior signé Christian de Portzamparc, cette fois à Pékin

07 Jan 2026 - 09h30
© Zhu Yumeng
© Zhu Yumeng

Christian de Portzamparc, premier architecte français récompensé du prix Pritzker en 1994, livre à Pékin un nouveau « flagship », sa troisième collaboration avec Dior et l’une des plus grandes boutiques de la Maison. Au cœur du quartier de Sanlitun, le bâtiment existant, entièrement réhabilité, allie virtuosité technique et poésie architecturale. C’est le « Choix Immoweek » de ce mercredi 7 janvier…

« Situé dans un ensemble urbain conçu par Kengo Kuma et Oval à Sanlitun, l’un des quartiers les plus dynamiques et symbole de renouveau culturel de Pékin, le flagship s’inscrit dans un site composé de quatre bâtiments autour d’une place en contrebas. Le bâtiment est issu d’une réhabilitation. Il accueille des espaces de vente, des salons VIP avec une terrasse privée au dernier étage et un restaurant.
L’architecture des flagships Dior est pensée par Christian de Portzamparc comme une collection, dans la continuité de l’architecture sculpturale qu’il a réalisée pour les flagships à Séoul en 2015 et Genève en 2024. A Pékin, il imagine un écrin porté par quatorze coques blanches en forme de feuilles incurvées, souvent enroulées en spirales.
Telles des cariatides, ces coques soutiennent un grand plan de toiture unifiant l’ensemble du bâtiment. Les courbes de ces pétales évoquent les drapés des toiles que Christian Dior modelait pour créer ses robes.
Réalisées avec la précision d’une construction aéronautique, les coques de résine et les façades de verre sont assemblées de manière unique pour venir s’effleurer dans un jeu subtil d’ombre et de lumière.
Les pétales, de 20 à 25 mètres de hauteur, dialoguent avec les surfaces planes des murs de tuiles de verre dorées. L’enchaînement des tuiles, de forme légèrement variable, crée une vibration sur la surface de ces façades. Leur processus de fabrication, élaboré de manière artisanale, est le fruit de recherches aussi poussées que celui des pétales.
Une lumière douce se dégage de ces murs, qui contraste avec la blancheur des coques. La nuit, la boutique s’illumine de l’intérieur, révélant la silhouette majestueuse des pétales. Le jour, l’alternance des coques ouvre une série de vues singulières sur le quartier ».

Valérie Garnier