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Edito

Récompenser, réunir, renouveler : c’est l’objectif des « Pierres d’Or », qui ont choisi la belle devise « excellence et réussite ». La 20ème édition, à l’Opéra de Paris, a été l’occasion de l’illustrer au plus près, dans ce lieu magique en présence du Président Nicolas Sarkozy. Dans l’Opéra, entièrement privatisé, le top management du secteur et 300 jeunes invités par les entreprises elles-mêmes ont pu échanger, se rencontrer et partager. Pour la 21ème édition, nous avons choisi un lieu disruptif, après toutes ces grandeurs : le Trianon Palace, récemment rénové, qui permettra d’allier tradition et modernité et de proposer, sur le même site, les trois temps essentiels de cette Soirée exceptionnelle : la remise des « Pierres d’Or », le grand cocktail en présence des jeunes (et moins jeunes !) pros, puis le dîner de gala avec ses tables où chaque entreprise reçoit et honore ses clients, partenaires ou collaborateurs.

Nous avons demandé à quelques-unes des personnalités qui font le « sel » de ce moment rare de nous dire pourquoi ils ou elles le choisissent. Comme eux, avec eux, avec les 650 professionnels de haut niveau réunis chaque année, nous vous donnons rendez-vous le 31 janvier prochain. Avec cette fois encore, un invité d’honneur (très !) prestigieux…

Pascal Bonnefille,
Fondateur des « Pierres d’Or »

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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