Chargement

Vendredi 18 Septembre 2020

Le contenu intégral est réservé aux abonnés

Bureaux

DTZ Investors achète "Antares", à Boulogne-Billancourt

DTZ Investors, pour le compte d’un client institutionnel, a acquis, auprès de CBRE Global Investors…

Logement

Airbnb : 22 villes européennes réclament plus de régulation à la Commission Européenne

De Paris à Florence en passant par Amsterdam, 22 grandes villes européennes réclament une…

Logistique

Credit Suisse Asset Management achète en Vefa une plateforme logistique à Montagnat

Credit Suisse Asset Management a acquis, en Vefa, pour le compte d’un fonds qu’il gère, d’une…

Green & Innovations

WeMaintain débarque à Londres

WeMaintain, startup digitale qui a bousculé le monde de la gestion des ascenseurs, trois ans après…

A noter

Classement des promoteurs Le Moniteur 2019 : Altarea Cogedim en 2ème place

Le Classement des promoteurs 2019 de nos confrères du Moniteur met en lumière un palmarès…

Parcours

Philip La Pierre, CEO Europe de LaSalle Investment Management

Philip La Pierre, 48 ans, est nommé CEO Europe de LaSalle Investment Management…

Jean-Philippe Bourgade nommé directeur général de Somifa

Jean-Philippe Bourgade, ancien président de Marignan, rejoint Somifa, filiale immobilière…

Gecina : Meka Brunel nomme Thomas Degos directeur exécutif résidentiel et Franck Lirzin, directeur exécutif adjoint

La filiale résidentielle de Gecina entre dans une…

Romain Welsch, Gaëlla Hellegouarch, Marc Emirian et Matthieu Urruty créent Theoreim

Theoreim est une nouvelle société de gestion d’actifs immobilier, tout récemment agréée…

Pierre Azoulay, consultant "mid-market" pour l'Agence de Colliers International France

Pierre Azoulay, 26 ans, est nommé consultant au sein de l’Agence de Colliers…

Brice Pigaglio, en charge du programme R&D "Bâtiment Responsable" de GSE

Brice Pigaglio, 28 ans, est nommé responsable du développement du nouveau programme…

Vie pratique

La notion d'enclavement n'est pas la même partout

L’état d’enclavement d’une propriété doit s’apprécier différemment selon l’endroit où se…

Un créancier peut saisir et vendre le logement familial

Le logement familial qui appartient en indivision à deux époux séparés de biens peut être…

abonnement

Le marché de l'immobilier se réinvente,
Immoweek aussi.

Découvrir l'offre d'abonnement

NEWS & CONNEXIONS IMMOBILIÈRES

SUIVEZ NOUS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

Chargement